Expositions

 « Croiser TEXTILE/ART II »

L’exposition  réunit des œuvres d’une trentaine d’artistes sensibles à la souplesse et à l’expressivité de la fibre qu’elle soit tissée, nouée, cousue ou teinte.

Couvrant une période qui va des années 70, époque de la Nouvelle tapisserie, jusqu’à aujourd’hui, des travaux réalisés dans des techniques variées, telles que tapisseries, sculptures, ikats, nouages, peintures, photos… y sont présentés. À la croisée de ces domaines, le textile y est toujours revendiqué comme spécificité, langage de civilisation, source de sensibilité, en dialogue ou en confrontation avec les autres arts.

Pour comprendre l’histoire de la dynamique de la création textile, l’exposition s’appuie sur une revue, appelée TEXTILE/ART, qui a soutenu durant les années 70 et 80 toutes les innovations dans les domaines de la fibre et de la toile. C’est pourquoi de nombreuses œuvres de l’exposition sont celles d’artistes ayant fait l’objet d’articles dans la publication, tels que Marinette Cueco, Pierre Daquin, Josef Grau Garriga, Elga Heinzen, Georges Jeanclos, Anne Flaten Pixley, Francis Wilson… Elles sont accompagnées d’œuvres plus récentes qui montrent que l’art textile est une force toujours en mouvement, poursuivant recherches de matières et avancées formelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

photos des œuvres de Catherine Perrin / Georges Jeanclos / Marinette Cueco (reproduction interdite)

 

 

 

 

 

 

I k a t s , t i s s u s  d e  v i e
u n  v o y a g e  d e  l ‘ O r i e n t  à
l ‘ O c c i d e n t

L’ikat est un procédé de teinture et de tissage sophistiqué très ancien. Son aire d’extension couvre de nombreuses régions de la planète. Les cultures premières de l’Asie du Sud-Est insulaire en ont décliné des expressions artistiques à part entière, chacune en lien étroit avec sa culture et sa société. L’Asie Centrale et le Moyen Orient ont produit, au long de la Route de la Soie, des ikats somptueux, baignés de la civilisation islamique. Au XVIe siècle, le procédé de l’ikat arrive en Europe, notamment à Lyon. La France va produire deux types d’ikat, le Chiné, tissu de luxe en soie, et le flammé en coton, qu’on appellera au XIXe siècle Toiles de Charente, et qu’on connaît sous le nom de flammé charentais. Au long de ce voyage dans l’espace et le temps, le statut du textile va profondément se transformer, en plus de l’expression visuelle des tissus eux-mêmes.

L’exposition proposée et le livre publié à cette occasion suivent ce voyage, présentent les ikats eux-mêmes, décrivent le contexte sociétal de chaque type, et mettent en regard l’évolution du textile de l’Orient à l’Occident, en suivant le fil conducteur de l’ikat. Contrairement aux pays anglo-saxons et à ceux de l’aire Pacifique, où les publications et expositions sur l’ikat ont été nombreuses, la France a été peu présente jusqu’ici dans ce champ culturel, et ce projet est l’occasion de combler un manque.

Cette exposition va circuler en France de 2017 à 2019 et a pour partenaires la Cideral, Communauté de communes de la région de Loudéac en Centre Bretagne qui accueillera l’exposition sur deux lieux muséaux voisins dédiés au textile, le Musée Bargoin de Clermont-Ferrand, le Musée de Niort et l’Abbaye de Trizay.