Expositions d’art contemporain 2020

"Largeur d'onde"

Du 6 février au 10 mai 2020

Expo du centre d'art contemporain de l'abbaye de Trizay "largeur d'ondes" Annie Brunetot et Claude Husson du 6 février au 10 mai 2020

Annie Brunetot, plasticienne

Annie Brunetot plasticienne abbaye de Trizay expo 6 février 15 mai 2020

« J’ai toujours composé avec la couleur déjà existante, depuis celle des bois de bateau jusqu’à celle du plexi dans lequel je taille.

Interviennent alors des processus optiques : réflexion, réfraction, grossissement, déformation.

Récemment, j’ai trouvé une matière transparente, incolore qui joue les miroirs sans tain, mais génère une ombre dont la couleur change au gré du déplacement du regardeur.

Ce matériau m’amène alors à affranchir mes pièces de leur support : le mur.

Elles ont bien réellement trois dimensions et la lumière, naturelle ou artificielle, y disperse ses ondes selon leur longueur tout en jouant avec l’amplitude.

Pour chercher à saisir, uniquement avec les yeux, on serait tenté de solliciter aussi une largeur d’onde. » Annie Brunetot.

Claude Husson, peintre

Claude Husson abbaye de Trizay expo 6 février 15 mai 2020

Ces tableaux mettent en œuvre le rapport dialectique entre le numérique et l’analogique, entre l’intellectuel et le sensoriel, si tant est que l’on admette cette dissociation, avec une production d’images qui tantôt penchent vers l’un, tantôt vers l’autre, en favorisant plutôt la forme, ou plutôt la couleur, la matière ou la texture.

Le jeu est donc une simple variation sur deux traitements arbitrairement choisis : la production numérique de signes avec le micro-ordinateur, et leur mise en relation avec un traitement pictural fluctuant.

Au départ, des photographies d’anonymes, prises tantôt dans l’espace public, tantôt sur internet,  puis l’application d’algorithmes divers, dans le seul but de créer des éléments formels inattendus, le plus éloignés qu’il soit possible d’une simple analogie tout en conservant, dans une vision lointaine, la présence de la figure.

Le chemin est donc tracé : une vision lointaine presque photographique avec la présence évidente de l’Autre à travers sa figuration, puis au fur et à mesure que l’on s’approche de lui, sa disparition au profit d’univers différents.

Paradoxalement, aller vers l’autre pour changer de dimension ; pour changer de grilles mais aussi d’unités dont certaines disparaissent dans le parcours (la figure, par exemple), tandis que d’autres apparaissent (la matière, par exemple) ; pour entrer dans le champ imaginaire qui est  celui de l’interprétation et de l’invention ; le spectateur est renvoyé à lui-même.

Le vrai sujet de cet ensemble exposé n’est pas dans chaque toile, mais dans la différence entre les toiles, qui provient à la fois de la modification des algorithmes et du déplacement du visiteur.

Et ce clin d’œil à Arthur Rimbaud : « Je est un autre ».

Lada Vdovina peintre & Marie-Laure Bourbon mosaïste d'art

Du 20 mai au 5 juillet 2020

Expo du centre d'art contemporain de l'abbaye de Trizay Lada Vdavina peintre et Marie Laure Bourbon mosaïste d'art du 20 mai au 5 juillet 2020

Lada V'Dovina

Lada Vdovina peintre abbaye de Trizay expo 20 mai 5 juillet 2020

Cette jeune peintre russe a suivi l’école des beaux-arts Sourikov de Moscou en peinture classique, ainsi que l’École supérieure des beaux-arts (ex-Stroganoff) en décoration intérieure, lui permettant entre-autres de devenir designer d’intérieur.

Arrivée en France en 2007, Lada expose, depuis 1989, dans de nombreuses galeries aussi bien européennes que françaises (Rencontres culturelles du Kremlin-Bicêtre, Cité des Arts à Paris).

C’est de ses voyages à travers le monde (du Vietnam à la Russie en passant par le Maroc, le Japon, l’Amérique du Nord, l’Inde…) que Lada Vdovina tire sa substance picturale, qui se caractérise par un symbolisme primitif issu des différents peuples du monde. On trouve dans ses toiles qui interpellent ce besoin de spiritualité, d’ésotérisme peut-être. Toujours en questionnement sur elle-même, Lada se concentre sur une iconographie d’où se dégage une vision des peuples du monde. Derrière les toiles à l’esthétique soignée, se cachent certainement les mystères de la création et de l’éternité liés à la méditation de cette artiste.

Marie-Laure Bourbon

Marie-Laure Bourbon mosaïste d'art abbaye de Trizay expo 20 mai 5 juillet 2020

Travaillant principalement au département Design en tant qu’assistante dans des groupes de haute technologie, elle s’est investie dans de nombreuses activités créatives allant du dessin à l’Ikebana et à la décoration.

C’est par hasard au début des années 2000 qu’elle découvre la mosaïque à laquelle elle se consacre depuis à plein temps.

Cet art synthétise tous ses centres d’intérêt, l’association des matières et des couleurs, l’art de la coupe, le dessin, la vibration de la lumière sur les matériaux.

Depuis la première mosaïque, les projets se suivent et voient le jour.

En 2006 Marie Laure Bourbon est qualifié Artisan d’Art en Mosaïque  par la Chambre des Métiers de La Rochelle.

Son approche s’exerce dans l’univers abstrait ou figuratif et fait appel aux matériaux les plus divers. C’est ainsi que les émaux,  le verre, le marbre s’allient au quartz, aux perles et au sable.

Elle pratique cet art ancestral à la recherche perpétuelle du mouvement et de la lumière, le travail de coupe est particulièrement privilégié, ainsi que le jeu des contrastes entre les matières et les couleurs.

"Aux lisières de l'eau et de la terre "Anne Pourny & Jacques Reverdy, peintres

Du 8 juillet au 13 septembre 2020

Anne Pourny

Anne Pourny peintre abbaye de Trizay expo 8 juillet 13 septembre 2020

Peintre et graveur contemporain, née à Tarbes en 1943, je vis et travaille actuellement en Gascogne après avoir exercé jusqu’en 2003 à Paris.

 

Passionnée par les mythes de la création et de la genèse je cherche à aller du chaos informe et bouillonnant à la libre organisation du monde qui nous entoure.

 

Ce qui m’intéresse : la pulsion originelle qui met en route le mouvement de l’Univers, quel mystère !

Tenter de montrer la présence manifeste de la vie intérieure en chaque chose, et de réveiller la conscience de notre existence, comme étant partie de l’Univers. Se mettre à l’écoute de la nature, de l’infime et de l’immense à la fois, se sentir accordé à la globalité de la création, à son énergie, à toutes ses vibrations et puis : laisser s’exprimer ses sensations.

 

C’est avant tout par le mouvement et la couleur que je m’exprime, dans la vivacité même de la touche, dans les confluences de matières colorées et la transparence des couches l’une sur l’autre qui révèle le dialogue entretenu avec la nature et ses éléments primordiaux : le gigantisme du minéral, la force et le tumulte des eaux, l’immatérialité de l’air et de l’espace. Ce spectacle de la nature sous-tend ma peinture dans une volonté de suggérer plutôt que de décrire.

 

Mon grand intérêt pour la philosophie et l’art de l’Asie, transmis par Madame Ginette Martenot, et mes séjours en Chine et au Japon, au Cambodge et au Laos, nourrissent mon inspiration, dans une attitude face à la nature proche de celle du peintre chinois : d’un geste faire naître vents et marées, brumes et écumes.

Méditation-maturation et rigueur de la composition sont alliées à la spontanéité du geste, signe de désir, qui témoigne et dit l’intensité de la dynamique du monde.

 

Je cherche à faire jaillir la lumière des profondeurs par le travail du blanc.

Et si les masses sombres envahissent la toile, c’est pour mieux révéler la clarté cachée, celle qui donne la vie.

Cette recherche trouve son prolongement dans les gravures où j’associe différentes techniques telles que celles de l’aquatinte, de l’eau forte, de l’encre au sucre ou du carborundum.

 

Enfin, je collabore régulièrement avec des écrivains et des poètes pour réaliser des ouvrages de bibliophilie. Parmi les derniers livres : « Sept jardins de la mer » avec le poète Salah Stétié, et « Quelle nuit, cette nuit » avec François Cheng.

Jacques Reverdy

Jacques Reverdy peintre expo Abbaye de Trizay 8 juillet 13 septembre 2020

 

  • Enfance et adolescence près du Canal du Midi avec, en fond de décor les tours de la Cité de Carcassonne
  • Souvenir inoubliable d’un tableau de J-B S. Chardin présenté dans le Musée de la ville par le Professeur de français du Collège. Peu après je découvrais Albi et Toulouse-Lautrec.
  • Sur les bords de Loire, quelques années après, début de ma carrière de Professeur de l’Education Nationale. Un parcours diversifié dans lequel s’est insinué l’enseignement artistique qui n’aura de cesse d’accompagner ma recherche personnelle.
  • Accession à l’Enseignement Supérieur : formation d’Ingénieurs du Paysage, d’adultes enseignant le Paysage (Université d’Angers). Par ailleurs Chargé de cours pour diverses grandes Ecoles du Ministère de l’Agriculture.
  • Des rencontres essentielles : James Guitet, Jean Camberoque, François Verdier, pour le dialogue entretenu ; Velázquez, Manet, Picasso et bien d’autres pour la puissance créatrice. Sans oublier les échanges souvent enrichissants avec les visiteurs des expositions.
  • La musique: vitale, indispensable, structurante …  enveloppe protectrice, matrice rayonnante ordonnatrice de l’évolution de l’œuvre. Beethoven pour ses Quatuors, Mozart toujours, Brahms …
  • Les multiples lectures quotidiennes, la poésie pour l’accession à des mondes parallèles : Char, Supervielle, Tardieu, Pierre Reverdy … Denis Wetterwald pour le partage amical.
  • Les voyages, source de découvertes, de confrontations, d’inattendu … la Norvège, inépuisable, où chaque virage découvre un monde nouveau, mais aussi les étangs du midi, l’océan, la Baltique … 

Raphaelle Pia peintre

Du 18 septembre au 15 novembre 2020

Moyen Age Now

Raphaëlle Pia peintre expo abbaye de Trizay 16 septembre 15 novembre 2020

Raphaëlle Pia présente à l’abbaye des saints, entrelacs, roses, diables et autres chimères. Initialement vouées à rester dans leur abbaye romane, ces œuvres font partie désormais d’un voyage artistique plein d’aventures. Que ce soit par le pli peint, la bombe de spray ou la vidéo, l’artiste les extrait d’une destinée initialement figée et leur donne une contemporanéité particulière par un travail sur l’altération.

 

Au cœur de la démarche de Raphaëlle Pia est l’effacement. Dans le laboratoire contemporain qu’est son atelier, l’acte de peindre rejoue les siècles qui passent. À Trizay, l’ancienne abbaye est peuplée de monstres et d’un grand saint d’une église romane lointaine. Ils sont venus occuper l’abbaye pour l’occasion. Sa série « Moyen-Âge Now » est constituée des figures qui sont sur les chapiteaux à Trizay, mises à l’épreuve d’une expérimentation continuelle où la transparence, le montage vidéo et le hasard interviennent. Les techniques alternent, de la plus classique à la plus contemporaine : dessin, aquarelle, peinture, peinture animée, bombes en spray. Au cours des multiples manipulations le motif s’efface et la peinture apparaît. 

 

La série  » Moyen Age Now » est constituée des figures présentes sur les chapiteaux à Trizay mises à l’épreuve d’une expérimentation continuelle où interviennent la transparence, le montage vidéo et le hasard.

Les techniques alternent, de la plus classique à la plus contemporaine : dessin, aquarelle, peinture, peinture animée, aérosol. Au cours des multiples manipulations, les motifs particuliers à tel ou tel lieu s’effacent comme s’ils avaient subi des altérations dues au passage du temps et la peinture apparaît, intemporelle. Ces figures ne sont pas des êtres symboliques, plutôt des créatures symbiotiques. Symbioses entre plusieurs états, mondes, périodes ou univers. Ce Moyen Age « Now » serait alors pour nous une invitation à être « maintenant » plus que jamais, présents de façon particulièrement intense aux mondes.

 

 

Avec le concours financier du Conseil Régional de la Nouvelle-Aquitaine et du Département de la Charente-Maritime.